« Paris Condamne Fermement la coupure de RFI et France 24 au Niger »

La diffusion des programmes de Radio France Internationale (RFI) et de France 24 a été brutalement interrompue au Niger, une semaine après le putsch qui a entraîné le renversement du président Mohamed Bazoum. Cette décision survient après des cas similaires de censure au Mali et au Burkina Faso suite à des événements politiques similaires. Alors que les nouvelles autorités nigériennes n’ont pas émis de communiqué officiel, certains spéculent que cette mesure pourrait être motivée par une volonté de lutter contre la diffusion de fausses informations (fake news), considérant RFI et France 24 comme des médias de propagande. Cependant, cette décision a suscité des réactions mitigées, notamment de la part du ministère français des Affaires étrangères qui considère cette mesure comme une atteinte à la liberté de la presse.

Avant la coupure, RFI jouissait d’une grande popularité au Niger, atteignant environ 1,9 million d’auditeurs chaque semaine, soit 18% de la population. De son côté, France 24 était suivie chaque semaine par un quart de la population nigérienne, démontrant ainsi l’importance de ces médias dans le paysage médiatique local.

La France se montre indignée par la coupure de RFI et France 24 au Niger

Suite à cette interruption, le ministère français des Affaires étrangères a rapidement et fermement réagi, affirmant la position de la France en faveur de la liberté de la presse et de la protection des journalistes. Le Quai d’Orsay a souligné l’importance du libre accès à l’information pour le débat public, regrettant que cette décision prive davantage les citoyens nigériens d’une information libre et indépendante. La France considère cette mesure comme une entrave à la liberté d’expression et aux principes démocratiques fondamentaux.

La coupure des programmes de RFI et de France 24 au Niger a suscité des réactions contrastées. Beaucoup d’Africains sur les réseaux sociaux estiment que cette mesure est justifiée dans le contexte de lutte contre la propagation de fausses informations et de préservation de la souveraineté nationale. Ils considèrent RFI et France 24 comme des médias de propagande servant les intérêts étrangers, notamment ceux de l’Élysée.

Certains critiques soulignent l’hypocrisie de la réaction de la France face à cette coupure de médias au Niger. Ils rappellent que la France a elle-même fermé brutalement et illégalement RT France et Sputnik en utilisant les structures de l’Union européenne lors de la guerre de la Russie en Ukraine. Pour eux, cette situation soulève des questions sur la liberté de la presse en France et la capacité des pays à respecter la souveraineté médiatique des autres nations.

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